La science confirme la toxicité du mais transgénique !


Une nouvelle étude de Gilles Eric Seralini montre un risque accru de cancers chez les rats alimentés aux OGM.
Cette étude (1) a été réalisée pendant deux ans, sur 200 rats nourris au maïs transgénique NK603 traité ou non avec du Roundup, ce que les études officielles ne font jamais puisque les études requises pour évaluer
les OGM sont beaucoup plus courtes.

La très sérieuse revue américaine “Food and Chemical Toxicology” vient de publier une étude choc
du chercheur Gilles-Eric Séralini Professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen. Cette étude est une première : réalisée pendant deux ans, sur 200 rats nourris au maïs transgénique, ce que les études officielles ne font jamais puisque les études requises pour évaluer les OGM sont beaucoup plus courtes.

Résultats: les rats OGM déclenchent de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats non OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24° mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles OGM sont touchées contre seulement 30% chez les non- OGM. Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Ces résultats montrent clairement que ces études sur deux ans sur rats, que l’EFSA s’est toujours refusée à faire, montre un risque accru sur la vie entière de l’animal, risque qui est ignoré sur des études plus courtes.

« Générations Futures demande que de telles études sur rats pendant deux ans soient immédiatement
rendues obligatoire au niveau européen, afin d’évaluer le risque de la consommation d’OGM pour
l’Homme sur la vie entière, et non pas seulement sur un durée de quelques mois, comme cela est pratiqué actuellement » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Ce type d’étude est nécessaire pour protéger la santé humaine sur la vie entière et devrait d’ailleurs être utilisé
pour évaluer tous les facteurs de risque, chimiques, nano matériaux, ondes… avant toute mise en marché » conclut-il.

L’étude Seralini sur les OGM confirme la nécessité d’une réforme du système de sécurité sanitaire

Les résultats de l’étude menée par l’équipe de Gilles-Eric Séralini apportent des éléments qui doivent amener, sur la base du principe de précaution, à reconsidérer l’alimentation à base d’OGM et à tout le moins de générer des études similaires. Mais, par-delà les résultats, cette étude sert de révélateur sur les carences du dispositif de sécurité sanitaire.

Il était de notoriété publique que les tests sur animaux en ce qui concerne les OGM n’avaient été conduits que sur 3 mois, alors que la règle en matière de toxicité chronique est de conduire les études sur une durée de 2 ans. Cette durée de 2 ans est ellemême insuffisante car la vie des rongeurs est en effet de 3 ans, ce qui correspond chez l’homme à l’âge de la retraite.

Le motif invoqué par l’industrie était qu’il y avait équivalence entre les plantes OGM et les plantes non modifiées, ce qui par principe ne pouvait pas être le cas. Comment se fait-il que ce « principe d’équivalence » ait été accepté sans discussion par toutes les agences de sécurité sanitaire, y compris l’agence française (ANSES) et l’agence européenne (EFSA) ?

Comment se fait-il qu’il ait fallu une étude menée en dehors du fonctionnement académique habituel pour pouvoir disposer de ces données ?

Rappelons que le principal auteur Gilles-Eric Séralini a fait l’objet de mesures de rétorsions, touchant l’activité de son laboratoire universitaire, sans parler des attaques personnelles dont il a été l’objet ?

Cette affaire illustre la nécessité de réformer notre dispositif de sécurité sanitaire, en créant en priorité :

- un Institut de Recherche en Santé Environnement pour conduire ce type d’étude, y compris sur les sujets qui dérangent.

- une Haute Autorité chargée de définir la déontologie de l’expertise et de la faire respecter, c’est-à-dire veiller à ce que les agences mènent leur activité en fonction des seules données de la science en dehors des conflits d’intérêts.

Ce sont les propositions défendues par le RES et le Rassemblement pour la Planète (RPP) à l’occasion de la conférence environnementale, pour lesquelles nous attendons une réponse ambitieuse de la part du nouveau gouvernement.

André CICOLELLA
Président et porte-parole du RES
RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTE
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