Municipales 2014 : une boite à outils pour la transition énergétique et écologique

Soyons pédagogique : et si on expliquait d’abord pourquoi l’écologie c’est simplissime !

En fait l’écologie concrète c’est simplissime.

Il s’agit tout simplement de satisfaire l’ensemble de nos besoins sans compromettre les besoins vitaux des générations futures.

Chaque citoyen peut donc examiner sa façon de vivre et de consommer (empreinte écologique et bilan carbone) sur ses 3 besoins vitaux essentiels : son alimentation, son logement et ses déplacements.

Tous les autres besoins : liberté, éducation, culture, arts, amitié et amour !… sont aussi vitaux et indispensables mais représentent moins de consommation d’énergie et de rejets de gaz à effet de serre !

Pas besoin donc de calculette compliquée.

La solution concrète est en fait simplissime, il suffit comme vous le savez autant que possible de :

1) Manger bio local et de saison.

2) Isoler son logement et utiliser les énergies renouvelables.

3) Utiliser les déplacements doux (marche et vélo) et les transports en commun (bus, tram, train).

La satisfaction absolument nécessaire par tous de ces 3 besoins vitaux essentiels (Alimentation, logement, déplacements) entraînent actuellement près de 75% de notre énergie dépensée et de nos rejets de gaz à effet de serre (environ 25% pour chacun).

Ils doivent donc être l’objet principal et essentiel des Agenda 21, des plans climat mis en place au niveau municipal. Il faut se concentrer essentiellement sur ces 3 besoins dans nos propositions de transition énergétique et écologique.

Toute collectivité ou toute municipalité responsable doit lever les obstacles et favoriser par tous les moyens éducatifs, juridiques, financiers et sociaux cette écologie concrète à la base. C’est donc vraiment très simple et à notre portée sur le plan individuel et collectif.

Les pionniers qui s’engagent concrêtement dans les processus des villes en transition doivent donc être pris rapidement en exemple, c’est donc simplissime, cela entraîne effectivement des changements dans tous nos modes de productions et de consommations.

Si les solutions sont vraiment simples, alors “normalement” c’est possible de les mettre en oeuvre !

L’écologie politique est là pour lever les obstacles, les résistances qui nous empêchent encore collectivement d’appliquer ces solutions pour “notre avenir à tous”.

Lors des élections municipales en 2014 les citoyens devront choisir leurs élus municipaux pour mettre en place cette transition.

Les incontournables seront donc en résumé pour les futurs élus municipaux de 2014 à 2020

1) Les soutiens municipaux à la relocalisation de l’économie et de l’alimentation, l’agriculture et les circuits courts de la bio, les cantines bio,les jardins familiaux potagers bio…

2) Les soutiens municipaux à l’isolation de l’habitat, aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables dans chaque commune…

3) La mise en place des plans de déplacement urbains favorisant réellement la marche, les vélos et les transports en commun (bus, tram, trains).

Ce projet écologique doit se décliner durablement sur le plan éducatif, social, culturel, artistique et économique,.… il faudra aussi entrer dans les détails de la gestion de l’eau au niveau de sa consommation et son assainissement écologique, la gestion des déchets, de la sécurité et de la police, de l’emploi, des écoles, de la culture, du social juste, de l’économie viable…

Villes en transition

En réponse à la double pression du pic pétrolier et du changement climatique, en 2007, quelques communes pionnières au Royaume Uni, en Irlande et ailleurs ont adopté une approche fédératrice et globale pour réduire leur bilan carbone et mieux se préparer aux bouleversements qui accompagneront le
pic pétrolier.

Elles ont pris le nom de Transition Towns, “Villes en transition” en français. Le mouvement s’est étendu depuis le Royaume Uni à d’autres pays anglosaxons : Australie, Nouvelle- Zélande, Etats-Unis, Canada mais aussi au Chili, Japon, Italie, Allemagne, Finlande, etc.

Les Villes en transition qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un ensemble de principes et de pratiques formées à partir des expérimentations et des observations des communes lorsqu’elles ont commencé à travailler sur la résilience locale et la réduction des émissions de CO2, qui aboutit sur des efforts de relocalisation, conçu pour développer un cadre de vie plus épanouissant, aux liens sociaux plus forts et plus équitables.

On retrouve ici une démarche de développement durable de décroissance énergétique, utilisant des outils tels les indicateurs de résilience.

Une prise de conscience préalable

Etre en accord avec le Modèle de Transition suppose d’approuver les points suivants :

- Le changement climatique et le pic pétrolier nécessitent d’agir de façon urgente.

- Vivre en consommant moins d’énergie est inévitable et il est préférable de s’y préparer plutôt que de se laisser prendre au dépourvu.

- Nous devons agir ensemble, et nous devons le faire dès maintenant.

- Le modèle d’économie et de consommation qui accompagne la mondialisation, à savoir une croissance infinie dans un monde fini, est physiquement impossible.

- Si nous nous préparons suffisamment tôt, en libérant nos forces de création et de coopération, nous pourrons avoir un futur plus enrichissant, épanouissant, convivial et accueillant que ce que nous offrent nos styles de vie actuels.

Des indicateurs de résilience

La résilience est la capacité d’un système ou d’une commune à résister aux impacts de son environnement extérieur. Des indicateurs permettent de la mesurer. En général, la façon la plus simple de mesurer la réduction d’un bilan carbone se fait par celle des émissions de CO2.

Toutefois, réduire le bilan carbone tout en omettant de renforcer la résilience est une réponse insuffisante lorsqu’on essaie de traiter à la fois le pic pétrolier et le changement climatique.

Les indicateurs de résilience pourraient ressembler à ce qui suit :

- Le pourcentage de nourriture produite localement.

- Le trajet moyen domicile-travail des personnes travaillant dans la ville ou ailleurs.

- Le pourcentage d’énergie produite localement.

- Le nombre de bâtiments construits en matériaux écologiques renouvelables et bien isolés (énergie positive).

- La proportion de produits de base fabriqués au sein de la commune dans un rayon d’action donné.

- La proportion de déchets compostables effectivement compostés…

Plus d’infos : http://villesentransition.net
http://www.trieves.transitionfrance.fr - http://www.bizimugi.eu/fr/bopa
création de site internet avec : www.quomodo.com