L’énergie du cru

 

L’alimentation crue face à la maladie

La santé - en fait la vie elle-même - dépend d’un échange constant de corps chimiques et d’énergie entre les cellules et le système sanguin, qui par l’intermédiaire des vaisseaux capillaires, fournit aux tissus du corps l’oxygène et les éléments nutritifs et élimine les déchets cellulaires.

Cet échange se fait à travers deux fines membranes et un mince interstice. Il n’a lieu que dans un organisme vivant parce que les cellules et les capillaires possèdent ce que l’on appelle « la capacité sélective », ce qui veut dire qu’elles peuvent attirer les substances qui leur sont nécessaires et rejeter celles qui leur sont nuisibles ou inutiles.

Cette capacité sélective est le résultat de tensions chimiques et micro-électriques antagonistes entre les cellules d’un organisme vivant. Lorsque l’on meurt, tout cela disparaît complètement. Plus ces tensions
sont fortes - plus ces antagonismes sont intenses - plus le corps est en bonne santé et plein de vie.

Par contre, une mauvaise santé est caractérisée par une diminution des tensions chimiques et micro-électriques et une perte de la capacité sélective.

Ceci à son tour conduit à un ralentissement du métabolisme cellulaire et à une diminution de la reproduction cellulaire, à un affaiblissement des parois des capillaires et peu à peu à la formation d’une « boue » collante qui s’amasse dans les interstices et provient d’un excès de déchets.

Cette boue, ce dépôt tissulaire, encourage la dégénérescence, le développement des bactéries dans les tissus ainsi que les dommages génétiques associés au processus de vieillissement. Elle réduit encore le métabolisme cellulaire.

C’est de cette manière que débute le cercle vicieux de la maladie chronique. L’apparition des symptômes peut mettre quelque temps à venir. En attendant, la personne se sent fatiguée de façon chronique.

Elle vit dans un état de demi-santé, non consciente que quelque chose ne va pas parce qu’il n’y a pas encore de symptômes clairs de maladie.

À l’Université de Vienne, des chercheurs ont montré que les aliments crus augmentent régulièrement la capacité sélective en accroissant les potentiels électriques entre les cellules des tissus et le sang des capillaires.

Ceci améliore la capacité qu’ont les vaisseaux capillaires de régler le transport des éléments nutritifs et de désintoxiquer peu à peu l’organisme, en enlevant la « boue collante » qui diminue encore la vitalité. Bref, un régime cru brise ce cercle vicieux de la maladie, le remplaçant par un « cercle de santé ».


La respiration cellulaire : une clef pour la santé

La manière dont un régime riche en aliments crus augmente l’oxygénation cellulaire est aussi importante pour la guérison d’un corps malade que pour la protection contre les maladies, y compris le cancer. Dans l’évolution de la plupart des maladies chroniques, quelle que soit la maladie en question, une baisse de la respiration cellulaire est un phénomène évident. Un autre expert en cancérologie, le prix Nobel Otto Warburg, directeur de l’Institut Max Planck de Physiologie cellulaire à

Berlin, a découvert ceci : alors que les cellules normales utilisent comme source d’énergie des réactions à base d’oxygène, les cellules cancéreuses sont différentes. Il semble qu’elles tirent leur énergie de réactions à base de glucose.

D’autres chercheurs, tels que Heinrich Jung et P.G Seeger ont confirmé le travail de Warburg et ont montré que le cancer, comme beaucoup d’autres maladies de dégénérescence, provient d’une perturbation de la respiration cellulaire qui se solde non seulement par une baisse d’énergie, mais encore par de sérieuses perturbations du métabolisme de l’organisme tout entier.

Lorsque la respiration cellulaire normale est rétablie grâce à un régime cru, la vitalité de tout l’organisme ainsi que son immunité vis-à-vis de la maladie sont rétablies.
Suivi pendant une période assez courte, un régime constitué à 100 % de crudités ou presque, a des effets multiples : il élimine les déchets et les toxines accumulés, il rétablit les équilibres sodium/potassium et acide/base optimaux, il fournit les éléments nutritifs essentiels pour un fonctionnement cellulaire optimum, il augmente l’efficacité avec laquelle les cellules utilisent l’oxygène nécessaire à la libération de l’énergie qui leur permettra d’effectuer leurs activités
multiples.

Avec à leur actif tous ces effets désirables et interactifs, il n’est pas surprenant que les aliments crus se soient montrés efficaces contre le cancer.

Les enzymes : des centrales électriques pour la santé

Les enzymes sont peut-être les éléments les plus importants des plantes, quant à leur effet bénéfique sur la santé. Elles sont complètement détruites par la cuisson.
Les enzymes sont les principaux détonateurs de mise en route du métabolisme de chaque être vivant, de la jonquille jusqu’au bison. Certaines sont extraordinairement puissantes.

La pepsine produite dans notre estomac décompose le blanc d’œuf en sous-unités de protéines, appelées peptides, en quelques minutes à peine ; mais il faut 24 heures pour faire la même chose en laboratoire, et encore uniquement si le blanc est bouilli dans une solution fortement acide ou basique. Il y a des dizaines de milliers d’enzymes au travail dans le corps humain - quelque 50 000 rien que pour le foie - qui décomposent la nourriture, puis l’assimilent, fabriquent et réparent du tissu neuf, et produisent d’autres enzymes afin que le travail vital puisse continuer.

Un organisme devient vieux lorsque trop d’erreurs métaboliques se sont accumulées, portant préjudice à la synthèse des enzymes. De nombreux médecins, qui soignent par les régimes à base d’aliments crus, soutiennent que les enzymes contenues dans ces aliments non cuits sont importantes, car elles aident à entretenir les systèmes enzymatiques du corps.

Chaque aliment, disent-ils, contient ce qu’il faut d’enzymes et de cofacteurs (vitamines ou minéraux liés aux enzymes) nécessaires pour aider à décomposer cet aliment.
Lorsque nous détruisons ces enzymes par la cuisson ou la transformation industrielle, notre corps doit fabriquer davantage de ses propres enzymes digestives pour bien digérer et assimiler les aliments.
À moins d’avoir hérité d’un système reproducteur d’enzymes particulièrement robuste, sans l’aide de celles provenant d’aliments crus, notre capacité naturelle à produire ces enzymes aura tendance à diminuer avec les années.

En procurant à notre corps un apport d’enzymes de l’extérieur, disent ces praticiens, vous devriez pouvoir vivre plus longtemps,
paraître plus jeune, et rester en meilleure santé.

Oxygène et potassium

Toute performance athlétique dépend en grande partie de l’efficacité avec laquelle corps brûle l’oxygène. Celle-ci à son tour dépend de la façon dont le cœur propulse le sang oxygéné vers les muscles et dont ces muscles en extraient ensuite l’oxygène. L’entraînement régulier y est pour quelque chose. Il fortifie le cœur afin que celui-ci pousse davantage de sang à chaque pulsation. Cela augmente le nombre de globules rouges porteurs d’oxygène et la quantité de petits vaisseaux sanguins afin que
davantage de sang puisse circuler. Le rythme auquel les enzmes des cellules musculaires utilisent l’oxygène qui leur est offert est accéléré.
Un régime riche en aliments crus a surtout un effet sur ce dernier processus : l’absorption et l’utilisation de l’oxygène dans les cellules musculaires.

En 1938, le professeur Hans Eppinger médecin chef à la Première clinique médicale de l’université de Vienne, montra que l’alimentation crue augmentait la respiration cellulaire. Un tel régime incite aussi les cellules musculaires à absorber les éléments nutritifs et à éliminer efficacement les déchets.

En temps utile, il chasse les déchets nuisibles qui se forment dans les interstices des cellules lorsque l’on mange trop de protéines ; une fois que cette « boue » a été
éliminée, les échanges entre oxygène, nutriments et déchets peuvent reprendre.

Un régime riche en aliments crus désintoxique peu à peu le corps tout entier, donnant aux cellules musculaires les conditions idéales de production d’énergie.
Un régime à 100 % cru ou presque est aussi un excellent régime pour les athlètes 48 heures avant d’importants événements sportifs.

Les aliments crus dans leur action contre le vieillissement

Il est à peu près certain qu’un régime riche en aliment crus donne un coup de fouet au système immunitaire. Ceci est prouvé par des recherches montrant comment un tel régime prévient des phénomènes tels que la leucocytose digestive et l’implantation dans les intestins de bactéries nocives.

La protection que procure un tel régime contre le phénomène de dégénérescence et les maladies aiguës est un autre élément d’importance pour prouver qu’il renforce les réactions immunitaires de l’organisme. Diverses études sur le cancer (celles de Lai à l’Université du Texas qui montrèrent que l’herbe de blé inhibait les mutations dans l’ADN, et d’autres à l’Institut Linus Pauling qui montrèrent qu’un régime cru diminuait chez la souris les cancers provoqués par les rayons radioactifs) soutiennent que les aliments crus aiguisent les facultés de l’organisme à distinguer le « soi » de l’« autre » et à détruire l’« autre ». Les aliments crus contiennent probablement d’autres facteurs antivieillissement en dehors des antioxydants que nous connaissons. Nous savons, par exemple, qu’il existe une enzyme spéciale appelée super-oxyde dismutase (SOD en abrégé), qui empêche la formation des radicaux libres, molécules qui participent au vieillissement de l’organisme en l’oxydant.

Les nutriments spéciaux pour la beauté

Certains minéraux et vitamines que l’on trouve en quantité bien plus grande dans un régime riche en aliments crus que dans un régime « normal » sont absolument essentiels pour garder une chevelure et des ongles luisants et solides, et pour protéger votre peau des ravages d’un vieillissement prématuré.

Ainsi par exemple la vitamine C et les flavonoïdes - ces substances aux couleurs vives ayant des propriétés exceptionnelles pour la santé et la beauté de la femme - sont les garants de la bonne santé du collagène.

Le collagène est une protéine fibreuse qui donne à votre peau sa fermeté et ses formes. Ces deux nutriments sont présents en bonne quantité dans les fruits et les légumes crus.

La plus grande partie, connue pour d’autres substances solubles dans l’eau, peut en être complètement détruite par la chaleur. Le zinc, abondant dans les graine de courge et de tournesol et dans le blé germé, est aussi nécessaire pour maintenir le collagène en bon état et pour la production de nouveau collagène.
La vitamine A, qui est fabriquée en abondance dans l’organisme lorsque les légumes verts et les carottes que vous mangez vous apportent votre quota de beta-carotène, aide à régulariser l’équilibre des lipides dans la peau.

Leslie KENTON

Elle est l’auteur de très nombreux livres à succès. “L’énergie du cru” est déjà un best-seller aux États-Unis et son apport est essentiel pour vivre une alimentation qualitative qui stimule notre vitalité.

A lire “L’énergie du cru” de Leslie Kenton

Les bienfaits de l’alimentation crue

Avec un régime composé de 50 à 75 % d’aliments crus, vous serez au mieux de votre forme, aurez une énergie débordante pour affronter la vie, serez protégé contre les
maladies bénignes. Quelles sont donc les particularités des aliments non cuits ? Qu’est-ce qui leur donne la faculté de guérir même des maladies installées depuis longtemps ? Pour quelles raisons des régimes de jus et d’aliments crus permettent-ils de rajeunir de dix ans leurs adeptes ?
C’est à toutes ces questions - et à bien d’autres - que les auteurs apportent des réponses passionnantes et documentées. Vous comprendrez alors qu’il ne s’agit pas d’une alimentation « miracle », mais que les aliments crus ont des bienfaits parfaitement explicables.

L’alimentation crue est également un moyen extraordinaire et 100 % naturel pour mener à bien un amaigrissement durableavec à la fois une stimulation et une détoxination de l’organisme.
Vous découvrirez dans ce livre plus decent recettes qui vous permettront de mettre de la vie dans votre assiette et dans votre corps ! Aliments fermentés, graines germées, yaourts, jus de fruits variés, sauces à salade extraordinaires n’auront plus de secrets pour vous.

Pour savoir si cela marche, essayez vous-même ! Leslie Kenton vous proposent un régime de dix jourspour expérimenter les effets de l’énergie du cru sur vous et votre bien-être.

« Découvrez une façon de vivre où vous vous réveillerez le matin avec une impression de fraîcheur, de joie, de bonnes dispositions envers vous-même et la vie. »

Editions Jouvence Santé - 16,90 €
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Les fruits et légumes un cocktail phytochimique dans votre assiette !


Le projet nutrinôme : identifier le profil anticancéreux des fruits et légumes Notre laboratoire a récemment amorcé une nouvelle initiative visant à établir le profil anti - cancéreux des fruits et légumes.

Cette stratégie vise à identifier non seulement les fruits et légumes qui possèdent les plus grandes activités anticancéreuses, mais également les variétés de ces végétaux qui pourraient contenir des quantités supérieures d’agents anticancéreux.

La procédure utilisée consiste à fabriquer des extraits bruts de végétaux, à stériliser les préparations obtenues et à utiliser ce matériel pour déterminer dans quelle mesure ils inhibent la croissance de différentes tumeurs d’origine humaine, de même que de l’angiogenèse, en utilisant des riodèles expérimentaux en laboratoire.

A titre d’exemple, on peut voir que l’addition d’extraits d’ail, de betterave et de certains choux, comme le kale, provoque un arrêt complet de la croissance de cellules cancéreuses isolées d’une tumeur cérébrale très agressive, le médulloblastome (Figure ci-contre).

D’autres travaux sont requis pour confirmer jusqu’à quel point ces aliments pourraient être utilisés comme compléments aux thérapies anticancéreuses actuellement disponibles, mais les résultats obtenus jusqu’à présent sont très prometteurs.

L’ail, en particulier, semble être excessivement toxique pour ces cellules cancéreuses car même dilué, mille fois, l’extrait d’ail parvient tout de même à retarder significativement la croissance de ces cellules.

En résumé, la plus faible incidence de cancer chez les individus consommant de plus grandes quantités de fruits et légumes est directement liée à leur contenu en composés anticancéreux, qui permettent de restreindre le développement des microtumeurs se développant spontanément dans nos tissus.

Un apport constant de ces composés anticancéreux dans l’alimentation représente donc la base de toute stratégie visant à prévenir le développement du cancer.

Richard BéLiVEAU
et Denis GiNGRAS
Extrait du livre “Les aliments contre le cancer”- Editions Solar


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