Pourquoi manger davantage cru ?

 

Un peu d’histoire

L’homme a commencé par manger cru ! La cuisson est apparue après la découverte du feu par Homo erectus, et ce fut un pas important vers l’hominisation.

À l’intérieur du mot « cuisiner » se cache le mot « cuit ».
La cuisson, longtemps systématique, ongue et très forte, est, depuis les années soixante-dix et grâce à la nouvelle cuisine, devenue plus douce, plus maîtrisée afin de conserver les nutriments et d’éviter de produire des substances toxiques.

Depuis quelques années, c’est la « crusine », ou la cuisine crue, qui arrive en force. Même si elle semble très novatrice, peut-être est-elle, tout simplement, un retour aux sources, une sorte de rééquilibrage face à tant d’années de suprématie de la cuisson ?

Comme de nombreux courants alternatifs, la cuisine crue nous vient des États-Unis, où on l’appelle raw food.

Dans l’adjectif raw, il y a deux notions : la notion de cru, non cuit, mais aussi celle de brut, produit peu ou pas transformé.

La cuisine crue est donc le moins transformée possible, même si l’on assiste à une sophistication avec la gourmet raw food. Mais dans tous les cas, il s’agit d’une alimentation saine et vivante.

L’alimentation crue végétalienne Pourquoi manger cru ? Pour être et rester en bonne santé, ou bien la retrouver !

Bien que certains mangent des produits animaux, la majorité des crudivores consomme exclusivement des aliments d’origine végétale, issus de l’agriculture biologique et le plus bruts possible.

Les « superaliments », qui sont des aliments remarquables car particulièrement bien adaptés à nos besoins d’humains, sont très utilisés aussi.

Ce sont souvent des plantes connues des sagesses ancestrales. Et puis la cuisine crue végétalienne est
sans gluten, puisque aucune farine n’est utilisée !

Pourquoi le fait de manger cru favorise-t-il une bonne santé ?

L’idée générale est de faciliter la digestion au maximum. En effet, dans nos sociétés, la part énergétique consacrée à la digestion est très importante. Une digestion facilitée libère de l’énergie pour lutter efficacement contre les maladies et tout simplement pour être en forme et vivre sa vie.

Plus concrètement, plusieurs arguments sont avancés. Éviter de cuire, c’est :

- Conserver les vitamines, qui sont toutes détruites au-dessus de 110 °C.
- Conserver les antioxydants, très importants pour lutter contre les radicaux libres normalement produits par notre métabolisme et accrus en conditions d’alimentation grasse et sucrée, de stress, de pollution,
d’inflammations chroniques.

Les principaux antioxydants sont la vitamine C, la vitamine E, les caroténoïdes, le zinc, le sélénium et les polyphénols.

- Conserver les minéraux assimilables par l’organisme, ce qui n’est pas le cas au- delà de 100 °C.
- Conserver les enzymes contenues dans les aliments, pour diminuer l’utilisation de celles de notre organisme nécessaires à d’autres processus métaboliques.

Elles sont détruites au-delà de 42 à 45 °C.

- Éviter de produire des substances toxiques étrangères (par exemple l’acrylamide produit par la cuisson à très haute température de l’amidon, comme pour obtenir des chips de pommes de terre) non reconnues par notre système immunitaire.

L’ingestion d’aliments crus induit une leucocytose digestive : augmentation des globules blancs dans le sang, et donc mobilisation inutile du système immunitaire.

- Conserver la vitalité, les vibrations, les énergies subtiles émises par les végétaux non transformés et encore vivants.
On parle ainsi d’« alimentation vivante ». Après leur sortie de terre, les végétaux ne sont pas morts, ils continuent à respirer... jusqu’à un certain point.

Ce n’est probablement plus le cas d’une salade toute flétrie après plusieurs jours au frais.
Certaines de ces affirmations sont remises en cause.
En effet, parfois la cuisson augmente la teneur en antioxydants.
C’est le cas avec les tomates, dont la teneur en lycopène est 4 à 5 fois supérieure quand elles sont cuites que lorsqu’elles sont crues, et du brocoli, dont la cuisson aug- mente la teneur en bêtacarotène, lutéine
et vitamine E.

En médecine chinoise, une cuisson rapide des aliments est favorisée. Peu cuits, les aliments ont tout de même intégré l’élément feu qui vient nourrir notre feu intérieur.
Pour la médecine ayurvédique indienne, nous sommes composés de trois doshas (paires d’éléments), vata, pitta et kapha, et la santé est là lorsqu’ils sont à l’équilibre.

Si vata (air et éther) domine, la consommation d’aliments crus n’est pas recommandée, alors que si pitta (feu et eau) domine, les aliments crus permettront de réguler le feu intérieur.

Une chose est certaine : nous sommes tous différents.

L’idéal est de ressentir ce qui est bon pour nous !
S’il est clair qu’une bonne dose de cru dans l’alimentation est bénéfique à tous, c’est à chacun de trouver la juste proportion.
Notons que, dans le crudivorisme, le ressenti est très largement pris en compte.

Si vous adoptez un régime alimentaire crudivore, eh bien non, vous ne mangerez pas que des saiades et crudités !
Les catégories d’aliments consommés sont les suivantes : graines et graines germées, noix etoléagineux, légumes, algues, fruits frais et séchés, épices et plantes aromatiques, huiles et sauces soja.

Parmi ces catégories se cachent les « super- aliments ».

Et puis, grâce à des techniques culinaires particulières, abordées dans ce livre au travers du chocolat, vous consommerez aussi des jus, des smoothies, des soupes, des tartes, des pâtés végétaux, des biscuits, des crackers, des fromages végétaux, des gâteaux, des desserts et du chocolat !

Cela implique l’utilisation d’ustensiles tels que le blender, l’extracteur de jus, le mixeur ou robot culinaire, le déshydrateur, le spiraleur ou rouet taille-légumes.

Dans ce livre, je vous propose une initiation à la cuisine crue à travers le cacao.
Est-il possible de rêver mieux ?

Extrait du livre Chocolat Cru
de Laurence Alemanno
Editions La Plage
www.laplage.fr
12 euros


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