Agriculture Biologique et Changement Climatique

 

Au fur et à mesure que la température mondiale augmente et que les modèles climatiques deviennent plus irréguliers, l’identification des liens existants entre les changements climatiques et l’agriculture est essentielle pour comprendre le rôle que l’agriculture joue dans le réchauffement mondial et dans son atténuation.


La séquestration du carbone, une utilisation moins importante des ressources provenant des énergies fossiles et l’exploitation des énergies renouvelables constituent autant d’éléments qui permettraient à l’agriculture de réduire sa consommation des énergies fossiles et de réduire les effets négatifs des émissions d’énergie.


Les pratiques de gestion offertes par l’agriculture biologique peuvent aider les agriculteurs à

s’adapter au changement climatique et à renforcer les agro écosystèmes, en diversifiant les cultures et la production animale et en constituant une base de connaissance paysanne pour mieux prévenir et affronter les effets du changement climatique.


La FAO considère l’agriculture biologique comme une approche alternative intéressante pour

maximiser les performances des ressources renouvelables et optimiser les flux de nutriments

et d’énergie dans les agro écosystèmes.


Les évaluations du cycle de vie montrent que dans les systèmes de production conventionnels,

les émissions sont toujours supérieures à celles des systèmes biologiques, en fonction des zones de production.


Les émissions de protoxyde d’azote et de méthane provenant de sols agricoles, de pâturages

ou de tourbières sèches peuvent être évitées par des pratiques de gestion biologique de

l’agriculture.


De nombreuses expérimentations de terrain, partout dans le monde, montrent que la fertilisation biologique - si on la compare à la fertilisation minérale - augmente le carbone biologique du sol, permettant ainsi une plus grande séquestration de CO2 de l’atmosphère

dans le sol.


La diminution de l’émission des gaz à effet de serre pour la production agricole et le renforcement

de la séquestration du carbone, ajoutés aux autres bénéfices offerts par la biodiversité et les services environnementaux, font de l’agriculture biologique une méthode de culture avantageuse, avec un potentiel considérable pour atténuer le changement climatique et s’y adapter.


Extrait du site de la FAO :

http://www.fao.org/organicag/oa-specialfeatures/oa-climatechange/fr/



La toxicité des pesticides sous-estimée


Une étude du Pr Gilles Séralini a montré que les pesticides seraient encore plus toxiques que ce

qui est indiqué lors de leur commercialisation.

En cause : les adjuvants utilisés pour leurs formulations.


Les auteurs ont mis en contact des cellules humaines avec neufs pesticides.


Résultats : huit d’entre eux sont jusqu’à 1000 fois plus toxiques que leurs substances

actives sur les cellules humaines.


Le problème, c’est que seule la substance active est évaluée toxicologiquement avant l’autorisation de mise sur le marché.


Ces résultats remettent donc en cause la pertinence de la DJA (Dose Journalière Admissible) pour les pesticides et suggèrent que la toxicité des pesticides est grandement sous-estimée par les agences sanitaires.


Selon les chercheurs, cela peut entrainer des limites maximales de résidus autorisés erronées

et mettre en danger les populations exposées.


Des troubles de la reproduction aux troubles neurologiques en passant par le cancer, les

pesticides peuvent être à l’origine de nombreuses pathologies.


Même si certains sont désormais interdits, beaucoup de pesticides restent encore autorisés

en France et en Europe et continue à intoxiquer les populations, et notamment les agriculteurs.

Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics reconnaissent la toxicité des pesticides.


Plus d’infos : http://www.inserm.fr/espacejournalistes/pesticides-effets-sur-la-santeune-

expertise-collective-de-l-inserm

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