Quel soutien à la bio en France dès 2012 ?

 

          Le débat sur l’alimentation et donc l’agriculture biologique est très important,

notamment avant et pendant l’élection présidentielle. L’alimentation et la santé c’est un des premiers besoins vitaux de l’individu !



Très souvent lorsqu’il y a eu des révolutions dans le monde, c’est lié à une crise alimentaire ! Voila quelques pistes pour comprendre qu’il faut soutenir davantage l’agriculture bio et comprendre que prévoir seulement pour en 2012 une aide de 200 ou 300 millions d’euros pour la bio en France ça resterait très insuffisant !



D’après l’agence bio fin 2010 les surfaces en bio en France ne représente toujours que 3% de la SAU (surface agricole utile ) 4% des exploitations agricoles et 2% du marché alimentaire, même si cette moyenne couvre des disparités.



La France reste donc globalement dans les derniers du classement européen, cela est du notamment à l’extrême faiblesse des aides accordées à la filière bio en France. Si au niveau de la filière animale ( viande et produits laitiers )les français qui mangent bio consomment, des produits issus de l’agriculture bio française, ce n’est toujours pas le cas pour la filière fruits et légumes ou 50% des produits bios consommés proviennent des autres pays !



Comme on peut le lire dans le dossier du Sénat l’aide à la bio (débat budgétaire 2011) était au total d’environ 100 millions d’euros en 2011 alors que les aides globales aux filières agricoles essentiellement élevages et céréales en France par l’Europe (PAC) sont de l’ordre de 10 milliards (un centième donc des aides vont à la bio).



Prévoir 200 millions dans le budget Français pour l’agriculture bio en 2012 ce n’est pas à la hauteur des enjeux pour rattraper le retard de la France en Europe. Donner comme argument qu’il serait difficile de dépenser plus, dans ce secteur c’est un argument du lobby de l’agriculture chimique. Il y a en France un peu plus de 400 000 fermes en agriculture conventionnelle ou chimique qui touchent en tout près de 8 milliards d’euros d’aides soit 20 000 euros de moyenne par exploitation avec de très très grandes disparités car certaines ne touchent rien et d’autres peuvent récupérer 500 000 euros !



Comparons avec la bio, si on considère les 20 000 fermes en bio qui toucheraient 200 millions d’ euros, on obtient 1000 euros de moyenne par exploitation c’est très peu ! Sans oublier les besoins de toutes les nouvelles fermes à convertir à la bio.



Si le gouvernement actuel donne un miette à la bio (100 millions par an) ce n’est pas en accordant 2 miettes (200 millions par an) que le prochain gouvernement fera grandement avancer la bio ! Si on veut faire une réelle politique sanitaire et arriver à l’objectif progressif que chaque Français puisse manger à terme à un prix abordable 5 à 10 fruits et légumes bio local par jour, donc cultivés en France et de saisons, on doit s’en donner les moyens et on doit accorder plusieurs milliards d’euros au développement de la filière bio et locale notamment des fruits et légumes, ces milliards d’euros seront ensuite récupérés en économie sur les dépenses de la sécurité sociale et même des hôpitaux qui représentent un budget de plusieurs dizaines de milliards dépensés à cause de la politique notamment de la mal-bouffe en France !



Le budget de la sécurité sociale est d’environ 450 milliards et son déficit de l’ordre de 20 milliards. Il ne serait pas illogique d’investir à partir de 2012 chaque année au moins un centième du budget de la sécurité sociale soit 4,5 milliards dans la bio notamment, les filières fruits et légumes bio.



Soyons persuadé que les économies réalisées au niveau de la branche maladie nous permettraient de combler le trou de 20 milliards de la sécurité sociale ! L’idéal serait même d’investir une dizaine de milliards dans ce secteur dès 2012 (cet investissement pourrait être stimulé de différentes façons voir notre proposition d’augmentation du salaire net ! ). Mettons ces propositions en débat, pour que l’on se place à la hauteur des enjeux de santé publique de notre pays !



Il y a certes plusieurs possibilités pour développer la bio en France, il est important de se fixer des objectifs et de se donner les moyens de les atteindre. Les agriculteurs bios doivent être rémunérés correctement et les consommateurs doivent pouvoir acheter ces produits bios à un prix correct également !



Les propositions doivent donc être suffisantes pour parvenir à cet objectif d’équilibre. On pourrait proposer par exemple d’augmenter dès 2012 de 100 euros net par mois le salaire minimum mensuel net pour 35 h sous forme de “bon d’achats de produits bios locaux notamment en fruits et légumes (ces 100 euros à prendre sur le budget cotisations URSSAF sans augmentation du coût du travail pour les entreprises, les PMI et PME).



On obtient ainsi : par exemple si on fait le calcul sur 4 millions de salariés au salaire minimum pour 35 h hebdomadaire : 4 millions de personnes au salaire minimum multiplié par 12 mois multiplié par 100 euros une somme de 4,8 milliards d’euros investis dans la filière bio, c’est une autre façon de développer la filière, mais cette somme provient d’un budget annexe à celui de l’état et celui de la sécurité sociale.



De toutes façons il faudra bien trouver un moyen d’incitation pour accélérer la consommation bio locale et donc le développement de l’agriculture bio...



C’est un investissement rentable au niveau de la politique de l’environnement et de la santé publique, c’est bon pour l’écologie, pour le social et pour l’économie ! C’est donc avancer vers l’objectif du développement durable !



Pour plus d’infos sur la bio en France : consulter “L’agriculture biologique chiffres clés Édition 2011” Agence bio - 25 euros

A commander à la documentation française :

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/ 9782954037608/index.shtml




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