Politique et gestion de la cité : Le constat et les solutions écologiques

 

Faire de la politique au sens noble du terme c’est gérer démocratiquement la cité et de façon responsable, la planète dans le sens de l’intérêt général de la population ! Quelle sont les orientations et les propositions écologistes pour réussir une économie régulée viable et du social juste ?

D’abord l’orientation indispensable : une bonne gestion, un développement soutenable doit être fait en considérant qu’il faut « Satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre les besoins des générations futures » c’est l’objectif des Nations Unies (Agenda 21 conférence de Rio).

Il s’agit donc de faire une bonne analyse des besoins humains actuels et de leur apporter une réponse satisfaisante en préservant la biosphère, la faune, la flore, la biodiversité pour que les générations futures puissent à leur tour tout simplement vivre !

Le constat de la situation actuelle est implacable :

La poursuite des tendances actuelles de production et de consommation dans les pays industrialisés fait peser sur la planète des risques environnementaux et humains inacceptables. Le dérèglement climatique et la destruction de la plupart des écosystèmes conjuguent d’ores et déjà leurs effets calamiteux. Notre développement actuel est donc intenable, insoutenable et évidemment non durable.

Les gestionnaires productivistes de droite comme de gauche sont dé-crédibilisés, ils sont incapables aujourd’hui de satisfaire les besoins des générations actuelles et encore moins de prévoir de satisfaire ceux de nos enfants puisqu’ils continuent de saccager les ressources nécessaires aux générations futures. Ils sont incapables de bien gérer et donc de s’organiser pour satisfaire les besoins vitaux de base (se nourrir, se soigner, se loger). En France il y a déjà des millions de personnes qui doivent aller tous les jours au restaurant du cœur pour manger, des millions de personnes sont sans abris ou sans logement décent et en plus des millions de personnes malades de maladies dites paradoxalement de civilisation” meurent prématurément à cause des pollutions et entre autre du manque d’une alimentation saine biologique et équilibrée !

Pour éviter la plupart de ces maladies “de civilisation” et ces souffrances, il suffirait d’abord que chaque personne puisse manger 5 à 10 fruits et légumes bios locaux et de saison (400 à 800 gr) par jour. Mais le bon sens n’est pas de mise pour le besoin vital de l’alimentation.

Les aides pour l’agriculture vont essentiellement à l’agriculture productiviste et polluante.

PAC : 10 milliards d’euros par an en France d’aide à l’agriculture intensive alors que l’agriculture biologique ne reçoit que 100 millions d’euros d’aides.

De même la branche maladie de la sécurité sociale ça coûte aux entreprises et aux salariés près de 200 milliards avec près de 30 milliards rien que le remboursement des médicaments de synthèse.


La gestion actuelle de la France, mais aussi de l’Europe et de la planète est dans une impasse :

Ce sont notamment les multinationales privés ou parfois semi- publiques de la chimie,de l’armement,du nucléaire, du pétrole, des voitures,des travaux publics, de l’eau, des déchets, de la pharmacie, de l’agro-alimentaire et des semences, qui ont le pouvoir, ces multinationales souvent liées aux paradis fiscaux exploitent les citoyens et répondent maintenant en principal à l’ impératif financier de leur propre croissance financière.

Il ne faut donc pas compter sur ces multinationales pour satisfaire les besoins vitaux de l’humanité... Les pires dérives sont en cours pour sur-exploiter la terre et les humains : les pesticides, les OGM, les médicaments de synthèse brevetés ne sont qu’une illustration de ces dérives mondialisés...

La seule solution maintenant c’est d’ouvrir les yeux, de prendre conscience, de développer un esprit critique et positif car les solutions alternatives existent et sont progressivement connues et reconnues, il suffit de s’organiser individuellement et collectivement pour les mettre en œuvre.

Seul les citoyens écologistes proposent de réduire notre empreinte écologique, protéger les biens communs et répondre aux besoins humains. Sobriété heureuse, simplicité volontaire, les citoyens écologistes responsables et conscients, les créatifs culturels... sont déjà en partie à titre individuel dans l’écologie concrète...

Mais cela ne suffit pas, nous devons nous rassembler pour faire en sorte que les institutions accompagnent et facilitent cette écologie concrète. Nous devons nous investir d’abord dans les alternatives de terrain (Amap, coopératives bios et solidaires, banques coopératives, réseau sociaux type SEL, éco-villages, éco-hameau ?....) mais après il est aussi nécessaire de s’organiser pour faire une force collective pour modifier aussi les lois et les règlements pour rendre ces lois et règlements favorable à l’écologie.

Si tous ceux ,qui sont dans les alternatives concrètes, mangent bio, se soignent naturellement, sont solidaires avec les plus démunis, explorent les différentes facettes de l’écologie locale et globale en considérant évidemment que droits de l’homme et écologie sont indissociables...

Si tous ces gens humanistes et écologistes se regroupent ,ils peuvent rapidement constituer une force colossale et être capable de gérer d’abord leur commune, puis leur département, leur région, leur pays, l’Europe et les Nations Unies !

C’est cela le futur de l’écologie politique, si nous croyons à ces valeurs, si nous avons confiance en nous, alors le mouvement d’écologie politique deviendra un jour majoritaire, un long chemin reste encore à parcourir...

Nous devons tenir compte des expériences vécues par le mouvement d’écologie politique actuel et l’accompagner en étant exigeant, ce mouvement doit encore gagner en maturité, il faut être plus rigoureux dans la gestion de ce rassemblement en veillant d’éviter les erreurs du passé notamment en étant beaucoup plus strict sur le non cumul des mandats dans l’espace et dans le temps (un seul mandat renouvelable par exemple) Au début des verts il était même prévu parfois la rotation des élus à mi-mandat !

Nous devrons être aussi vigilant car la politique attire aussi bien des gens sincères que des opportunistes qui veulent comme dans les autres groupements politiques se placer d’abord, nous devrons apprendre à discerner les choses pour faire en sorte que le système que nous mettrons en place pour la représentation des citoyens soit le meilleur possible, c’est cela la démocratie,il faut en discuter au préalable, si on ne veut pas avoir des surprises après les élections.

Voici quelques exemples d’orientations et de solutions

Si on considère la pyramide de Maslow des besoins, les Agendas 21, les plans climats on retrouve les 3 besoins vitaux payants pour les citoyens :

l’alimentation, le logement, les déplacements et de façon transversale les besoins énergétiques. Nous devons à la fois diviser par 4 nos rejets de gaz à effets de serre, réduire notre empreinte écologique et sortir du nucléaire.

Les solutions sont simplismes, résumons nous : Sachant que l’alimentation c’est environ 30% de nos rejets actuels de gaz à effet de serre, le logement 40% et les déplacements 30%, on pourrait même pour simplifier la compréhension encore parler de tiers pour chacun des 3 secteurs dans les rejets de gaz à effet de serre comme dans l’énergie, les solutions devront apporter les réponses à l’équation à résoudre :

Pour diviser par 4 notre consommation d’énergie et nos rejets de gaz à effet de serre dans ces 3 secteurs de l’alimentation, du logement et des transports nous devons donc globalement avancer vers l’objectif ci-dessous :

1) Pour l’alimentation

Manger autant que possible biologique, local et de saison,une nourriture équilibrée en avançant progressivement vers plus de consommation végétales qu’animales. Plan national nutrition santé (PNNS) prévoyant de manger 5 à 10 fruits et légumes par jour (400 à 800 gr). La politique agricole doit tenir compte de cet objectif sanitaire du PNNS.

Nous pouvons créer des dizaines de milliers d’emplois non délocalisables dans ce domaine de l’agriculture biologique notamment au niveau des filières du maraîchage, des fruits et légumes (Ferme bios, mais aussi développement des jardins potagers bios dans les villes et en périphérie).



2) Pour le logement

Il nous faut construire près de 3 millions de logements nouveaux de Haute qualité environnementale et basse consommation et réhabiliter près de 20 millions de logements existants en isolant tous ces logements avec des matériaux sains et en favorisant ensuite l’autonomie énergétique des habitations. Nous pouvons créer près de 700 000 emplois dans les économies d’énergies et les énergies renouvelables.

3) Pour les déplacements

Dans les villes, il faut favoriser la marche à pied, l’usage du vélo en faisant de vrai pis- tes cyclables sécurisées de 1,5 à 2,5 m de large comme en Hollande ou en Allemagne. Nous devons investir massivement dans les transports en communs (Bus et tram), l’argent qui était prévus initialement pour les travaux publics dans le développement des ronds points, routes et autoroutes.

On peut là créer aussi quelques dizaines de milliers d’emplois. Le projet actuel c’est certainement plus de 1 million d’emplois dans ces domaines d’ici 2020. Tous ces emplois sont proposés pour satisfaire les besoins vitaux des gens et réussir un développement soutenable.

En fait les solutions écologistes sont bonnes pour l’économie réelle viable en créant des millions d’emplois et pour réussir un social juste qui permet de nourrir sainement les populations en diminuant leur factures pour s’alimenter, pour se loger et pour se déplacer !

Pourquoi ces solutions de bon sens ne sont pas encore misent en application, tout simplement car l’intérêt général des populations ne ferait pas forcément les affaires de groupes financiers minoritaires mais maintenant très puissants qui se sont accaparés le marché de l’alimentation, du logement et des transports ! Actuellement la situation est bloqué car aucune des multinationales concernés ne veut baisser son chiffre d’affaires.

Les groupes financiers pétroliers, du nucléaire, des semenciers, de la pharmacie, de l’automobile, n’ont aucun intérêt que les citoyens deviennent autonomes pour leur énergie, leur alimentation, leur logement, leur déplacement doux, ils veulent que les citoyens continuent à envoyer leurs chèques ou leurs virements à la fin de chaque mois, tout cela est logique ! Mais cela peut changer, oui c’est possible.

Certes personne ne détient la vérité, et donc le débat va continuer... Espérons que la majorité de la population deviendra rapidement consciente de ces enjeux. Les écologistes ont un travail pédagogique important à accomplir. Car tout cela passera par l’éducation, la formation, l’information...

Pour plus de détails sur l’ensemble des propositions économiques et sociales de l’écologie politique nous vous conseillons de vous procurer le programme d’actions pour les temps qui viennent intitulé Vivre mieux, vers la société écologique” d’Europe Écologie Les Verts que vous pouvez consulter par internet ou imprimer (100 pages).

Ce programme écologiste aborde toutes les questions de politique générale pour gérer la France dans l’Europe, dans la planète au niveau des finances, de l’économie, du social, de la culture... Bien d’autres livres, sites internets existent sur le sujet... En politique le plus important c’est le programme, lorsque on vote, on vote d’abord pour un projet, pour un programme, on ne vote pas pour celui qui parle le plus fort, mais pour celui qui parle juste ! C’est pour cela que nous avons évité de personnaliser et de citer les noms des représentants actuels écologistes qui ne sont de toute façon que de passage pour mettre en œuvre dans les collectivités et les institutions ce projet.

Nous pouvons remercier chaleureusement tous les citoyens qui s’impliquent déjà sincèrement pour faire vivre ce rassemblement citoyen pour l’écologie politique. N'hésitez pas à rejoindre ce mouvement en devenir ,il sera ce que tous ensemble ,nous en ferons , la solidarité ça se construit progressivement par le débat et l'engagement collectif !

Il est indéniable que les citoyens de sensibilité écologiste et humaniste doivent toujours mieux s'organiser et devenir majoritaire en nombre,c'est cela la démocratie !

Il y a encore du travail car pour l'instant le rassemblement des écologistes c'est seulement 20 000 personnes en France alors que les partis politiques qui aspirent à être majoritaire (UMP OU PS) c'est au minimum plus de 200 000 personnes adhérentes

Le vrai changement ce serait que les écologistes trop individualistes pour l'instant comprennent enfin la force qu'ils peuvent constituer en se regroupant et dès que ce groupement dépassera 200 000 voir 500 000 adhérents et militants ,alors ce mouvement sera majoritaire en France .La question est donc comment passer de 20 000 adhérents à plus de 200 000 adhérents .Lorsque cela va se produire des grands changements positifs suivront d'abord dans le mouvement de l'écologie politique puis dans toute la socièté française

Un parti politique ne doit pas être un parti de supporters ,mais de citoyens responsables exerçant leur esprit critique et constructif pour élaborer les solutions de notre futur !



Un écologiste de cœur et de raison




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