Les enzymes étincelles de vie

Àpart la concentration en nutriments, ce qui distingue les germinations des autres légumes, c’est leur haute teneur en enzymes. On sait, grâce aux travaux du Dr Edward Howell, l’importance des enzymes alimentaires dans la nutrition humaine.

Il y a environ 100 000 enzymes actives dans le corps humain, qui agissent comme des étincelles pour tous les processus de vie. Elles accélèrent (catalysent) les réactions chimiques dans les organismes vivants. Sans enzymes, l’activité est paralysée. Par exemple, une réaction qui met une seconde en présence d’une enzyme mettrait 12 jours en son absence (accélération d’un million). On distingue :

• Les enzymes métaboliques : réparation, formation et fonctionnement de la cellule, processus immunitaires, respiratoires, activité sexuelle, hormonale.

• Les enzymes digestives favorisent l’absorption des nutriments en optimisant la digestion (protéases, lipases, amylases, lactaseset trypsine sont impliquées dans la décomposition des protéines,
 des hydrates de carbone et des graisses ingérées). On les trouve dans la salive, les parois de l’estomac, le liquide pancréatique (environ 1,5 litre/jour) et l’intestin.

• Les enzymes nutritives sont apportées par les aliments crus et vivants ; la nature les a dotés des enzymes nécessaires à leur propre assimilation, économisant le système digestif (estomac et pancréas), pour autant qu elles soient libérées par la mastication. Mâcher et imprégner le bol alimentaire avec les sucs salivaires est primordial pour initier la digestion des féculents et des graisses.

• A noter : dans l’enveloppe des graines se trouvent des enzymes inhibitrices de la croissance du
germe, pouvant causer des désagréments digestifs. La tradition sait qu’il faut les éliminer en trempant et en rinçant les céréales et les légumineuses avant cuisson, mieux en les faisant germer (soja).

Le capital enzymes


 Nous avons à la naissance un potentiel enzymatique qui varie selon notre génétique. Les peuples restés proches de la nature ont un capital plus important et plus solide que les peuples dits civilisés, qui ont hypothéqué le leur par des pratiques répétées de destruction de la vie.

Comme le souligne le Dr Howell, ce capital peut être épargné ou gaspillé selon le mode de vie. L’organisme sait fabriquer des enzymes, mais plus vous l’obligez à puiser dans son potentiel pour fabriquer des enzymes digestives, plus vite celui-ci s’épuise avec les années. Ceci se fait au détriment des enzymes métaboliques, dérobées aux différents systèmes, créant des carences et entraînant une dilatation des organes, notamment le pancréas, et fragilisant les processus de régénération et d’immunité de l’organisme.

A moins de consommer des aliments crus et germes, nous prélevons à chaque repas dans ce capital enzymes et dilapidons notre capitalsanté (cause d’un vieillissement accéléré). Une alimentation régulièrement déficiente en enzymes semble être la cause de désordres chroniques, d’allergies et de maladies dégénératives, phénomènes exacerbés avec les années.

À mesure que nous avançons en âge, nous avons tout avantage à augmenter la part des aliments crus et germes, riches en enzymes
et en acides gras polyinsaturés.

De nombreuses maladies peuvent être améliorées et guéries par un apport suffisant d’enzymes réparatrices, la meilleure source étant les aliments vivants. Sinon une complémentation en enzymes digestives (gélules à base d’algues, de pousses et de légumes déshydratés) est nécessaire. Attention à vous procurer des enzymes efficaces et de qualité !

Limitez le gaspillage
par de bonnes habitudes !

Les aliments crus participent jusqu’à 75 % à leur autodigestion sans solliciter votre production d’enzymes. Les aliments vivants gorgés d’enzymes participent à 100 %. D’après le Dr Howell, ils aident aussi à la digestion des aliments cuits ingérés ensemble comme le feraient des suppléments alimentaires.

Nous avons tout à gagner en accompagnant nos plats chauds de quelques pincées de germes. Par exemple, des pousses d’oignon, d’ail ou de poireau avec du saumon, du poulet ou des légumes cuits dans un sandwich ; des pousses d’alfalfa, de cresson ou de brocoli avec une soupe ou des céréales ; des pousses de radis avec des mets au fromage ou un rouleau de printemps. Ayez-en toujours à emmener avec vous pour accompagner vos plats cuits.

Ce geste vous donnera le goût d’en consommer tous les jours et d’augmenter les quantités et les variétés. Le bouillon miso servi au début des repas japonais est aussi riche en enzymes préparant
la digestion.

Phénomène de mode ou prise de conscience !

Le marché des compléments ne remplacera jamais la valeur nutritionnelle parfaitement organisée de la nature et son potentiel vital, à des prix défiant toute concurrence.

Germer procure une indépendance absolue à ce niveau. Pour quelques centimes par repas, vous trouvez macro et micronutriments à profusion.

Avec les jeunes pousses vertes, vous faites le plein de soleil, concentré vital, et de la très précieuse chlorophylle. Nombreux sont ceux qui ont compris la manne qu’elles représentent.

L’aliment est à la fois notre meilleur ami et notre pire ennemi, un médicament ou un poison. « Nous sommes le reflet de nos choix alimentaires. » (Ludmilla de Bardo)

Deux à trois fois par jour, nous incorporons des aliments qui façonnent notre corps et notre mental. Ils peuvent nous apporter la vie, la soutenir, la ralentir, l’attaquer et la détruire.

Selon la classification de E. B. Szekely dans son Évangile essénien :

• Les aliments biogéniques génèrent la vie (sans leucocytose digestive) : ce sont les légumes, les graines, les noix et les algues, le pollen et la gelée royale, les champignons. Conseil : 25 à 50 % du régime quotidien.

• Les aliments bioactifs soutiennent la vie : ce sont les fruits et légumes frais. Conseil : 50 % du régime quotidien.

• Les aliments biostatiques ralentissent la vie et accélèrent le vieillissement : ce sont les aliments cuits, gras, frits, sans fraîcheur. Conseil : ne pas dépasser 5 % de produits animaux.

• Les aliments biocidiques détruisent la vie : ce sont les aliments raffinés, dénaturés, chargés de produits chimiques (additifs, pesticides, conservateurs). À consommer exceptionnellement car ils nous privent d’oxygène.

Les aliments crus et germés évitent la leucocytose digestive


La leucocytose digestive désigne l’augmentation du nombre des globules blancs après l’ingestion d’aliments cuits ou élaborés.

On connaît la somnolence qui suit un bon repas et la sensation que l’énergie a « déserté » le cerveau pour se concentrer au niveau de la digestion.

« Au-delà de 25 %, le corps reconnaît les aliments cuits comme des agresseurs et s’efforce de les éliminer en produisant des leucocytes (globules blancs), comme s’il réagissait à une attaque (réponse immunitaire). Les globules blancs se précipitent vers les intestins, lieu de “l’agression”. Seuls les aliments crus ou cuits à basse température n’agressent pas l’organisme et sont reconnus comme physiologiques. 10 % d’aliments crus pris en début de repas diminuent la réaction. » (Paul Kouchakoff)

Plus les aliments sont riches et lourds, plus la réaction immunitaire est forte. Au contraire, les aliments biogéniques et bioactifs ne provoquent aucune réaction du système immunitaire, ils contiennent leurs propres enzymes digestives, facilitent les réactions métaboliques, la régénération cellulaire et augmentent la résistance immunologique de façon spectaculaire. Aux États-Unis, plusieurs établissements obtiennent des guérisons de maladies graves et soi-disant incurables grâce à l’alimentation vivante. Ces techniques sont en partie inspirées des Esséniens.

Nos organes émonctoires sont fatigués d’éliminer nuit et jour les déchets de nos excès. Si l’alimentation vivante leur fait tant d’effet, c’est qu’ils aspirent au repos et profitent à 100 % de ces aliments qui ne leur donnent pas un surcroît de travail.

Point de satiété et mastication

Nous mangeons trop, trop riche, trop peu de fibres, trop pauvre... et tout rond ! Des aliments bien mastiqués sont à moitié digérés, ne sous-estimez pas l’action de la salive, remplie d’enzymes digestives.

Quand on réalise que mâcher économise le système digestif, on découvre ce plaisir consciemment. Les germes contiennent 20 % de fibres utiles pour le transit intestinal et plus douces que les fibres sèches comme le son. La consommation d’aliments vivants procure un point de satiété précis difficile à dépasser comme c’est le cas avec les aliments cuits.

Qui dit cellules saines dit organisme rajeuni

On vieillit ? Et si on rajeunissait ! On a l’âge de notre esprit, de nos artères et de nos cellules avant tout. En augmentant la part du vivant, du biogénique, quels sont les résultats ? On a plus d’oxygène à disposition pour les cellules.

L’oxygène est notre nutriment le plus important, dit Gabriel Cousens. La vitamine 0 n’est pas facile à maintenir dans nos cellules à cause de nos environnements pollués et stressés et de notre alimentation acidifiante. L’oxygène est monopolisé pour éliminer les substances toxiques de l’organisme (pollutions,
infections, maladies) alors que sa fonction première est de fournir de l’énergie assurant l’oxydation des aliments.

De la même façon, dans l’atmosphère, tous les systèmes polluants le sont d’autant plus qu’ils volent cet oxygène dont nous avons besoin et qui se raréfie.

L’oxygène vient de zones pures (montagne, lacs, forêts), de plantes vertes d’intérieur ou de l’alimentation. En privilégiant des nourritures riches en oxygène, nous gagnons deux fois : en offrant de l’oxygène à nos cellules et en épargnant l’oxygène qui serait dépensé par la digestion d’aliments « mangeurs d’oxygène ».

Ce sont les gras qui en volent le plus pour être métabolisés, surtout les gras d’origine animale. C’est comme mettre une grosse bûche dans le feu, elle prend beaucoup d’énergie pour brûler. Les petites bûches représentent les hydrates de carbone, elles brûlent régulièrement et nécessitent moins d’oxygène (régime des athlètes). Mais ce sont de loin les aliments riches en chlorophylle qui fournissent le plus d’oxygène.

La précieuse chlorophylle
un cadeau de la nature


C’est un pigment vert ou pourpre présent dans les plantes en croissance (propre au règne végétal). C’est la transformation par la photosynthèse de la lumière solaire en énergie utilisable par tous les êtres vivants : plantes, animaux, hommes, une sorte de pile électrique vivante pour se soigner et s’autoréparer. Elle contient des composés minéraux et protéines. Ann Wigmore l’appelait le sang de la plante et le Dr Bircher de l’énergie solaire condensée. Toutes les feuilles vertes en contiennent, les jus d’herbes sont composés de 50-70 % de chlorophylle crue.

L’hémoglobine qui transporte l’oxygène dans le sang est pratiquement identique à la chlorophylle au niveau moléculaire à la différence du noyau central (fer pour l’hémoglobine et magnésium
pour la chlorophylle).

Celle-ci stimule la formation de l’hémoglobine et combat l’anémie (augmentation des globules rouges), permet une meilleure circulation et oxygénation et un drainage de l’organisme. Un sang oxygéné stimule le système immunitaire, facilite l’assimilation du calcium (muscles, coeur, nerfs, ossature). La chlorophylle aide à éliminer l’acide urique et les métaux lourds. On a constaté qu’elle réduit la constipation, les gaz et les odeurs corporelles ; qu’elle accélère la cicatrisation et la régénération des zones lésées.

Cette activité enzymatique se résume en une résistance accrue aux polluants (internes ou externes).
Nourriture riche en oxygène : l’eau, les fruits et légumes, les céréales et légumineuses, les oléagineuses, les algues, les champignons et surtout les légumes à feuilles vert foncé, le brocoli, les choux et les germinations vertes.

A lire : “Les graines germées de
A à Z” auteur Carole Dougoud
Chavannes aux éditions Jouvence

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