• Les produits de la ruche : un atout dans l’alimentation des séniors

Le vieillissement est une caractéristique biologique inévitable pour les organismes vivants. Le constat est que la durée de vie augmente chez l’Homme. Mais le vieillissement ne doit pas être obligatoirement synonyme de dépendance et/ou d’entrée en institution.


La personne vieillissante peut bénéficier d’un vieillissement « harmonieux » sans pathologie, ni handicap, avec un niveau correct d’activité physique et de fonction cognitive, associé à un engagement dans la vie sociale.

Si on estime qu’une partie du vieillissement serait d’origine héréditaire, le vieillissement dit secondaire peut être accéléré par la maladie mais aussi par la manière de s’alimenter. Or une nutrition « optimale ou adaptée » est l’un des leviers d’actions modifiables, le plus facilement accessible, pour la prévention du « mauvais vieillissement ».


Un certain nombre de points critiques ont été ciblés comme élément favorisant le mauvais vieillissement.


• Le stress oxydatif : reconnu comme accélérateur du vieillissement.

• Le statut inflammatoire : dénominateur commun à de nombreux processus physiopathologiques.
• L’insulino-résistance : entraîne des troubles de nombreuses fonctions métaboliques.

• L’obésité : facteur de risque de mauvais vieillissement car associé à de nombreux troubles (diabète, MCV, etc.).

• La sarcopénie : perte de masse musculaire particulière- ment accélérée en cas de dénutrition. Cette dernière reste la cause majeure de fragilisation de la personne âgée.


De nombreuses études épidé- miologiques ont confirmé que la sarcopènie augmente, de manière indépendante, par 2 ou 3 le risque de ne pouvoir assu- rer les actes de la vie quotidienne.


L’apport d’une nutrition adaptée reste donc une voie stratégique pour lutter contre cet état de dénutrition qui permettrait de « garantir un vieillissement harmonieux » aussi bien sur le plan physique que mental.


Les produits de la ruche prennent donc toute leur impor- tance dans cette stratégie nutritionnelle en complément d’une alimentation variée et équilibrée, et répondant par- faitement aux besoins des séniors :


• En effet, le miel peut avantageusement remplacer le sucre car il possède un index glycémique plus faible et de ce fait limiter l’insulino-résistance.


La gelée royale (si elle fraîche) est un concentré de vitamines du groupe B, mais contient aussi de l’acétylcholine qui est le principal neurotransmetteur chez l’homme impliqué dans les processus de mémorisation et d’apprentissage. Des études in vivo ont également montrés des résultats intéressants sur la stimulation de la synthèse osseuse et ainsi peut être lutter contre l’ostéoporose.


La propolis, sous réserve qu’elle soit de qualité, récoltée fraiche et sans résidus de traitements de la ruche, est très riche en composés antioxydants comme la vitamine E ou les polyphénols qui sont spécifiques de leur origine botanique.

Ces dernières exercent aussi une activité anti-inflammatoire par inhibition de la cyclo-oxygénase 2.
Ces deux points sont donc intéressants dans la prévention de l’ex- cès radicalaire et sur les phénomènes inflammatoires qui accompagne bon nombre de petits troubles qui augmentent avec l’âge tel que les rhumatismes ou le processus arthrosique.


• Enfin, le pollen lorsqu’il est consommé à l’état frais ou frais congelé seulement est une source très intéressante de vitamines et minéraux antioxydants, mais pas seulement !
C’est également une source de ferments lactiques spécifiques de l’abeille appartenant à la famille des lactobacilles important dans l’équilibre et la régulation de la flore intestinale. Les pro- téines sont très importantes surtout chez les seniors où les besoins sont légèrement supérieurs à ceux de l’adulte (de l’or- dre de 1.4g/kg de poids corporel) pour maintenir une force mus- culaire adéquate pour préserver son autonomie fonctionnelle. Cependant, avec l’âge l’apport alimentaire en viande source de protéine est souvent réduite, peut être associé aux problèmes de mastication. Les pollens sont une source non négligeable de pro- téines (pouvant aller jusqu’à 25 à 30%). Les pollens présentent un très bon Acido- Aminogramme qui permettra de compléter son apport en protéines d’origine végétale, sans apporter les grais- ses d’origine animale associées à la viande.


Les produits de la ruche sont intéressants pour la santé, il convient donc de les découvrir ou les redécouvrir naturellement en asso- ciation avec votre alimentation quotidienne.


Nicolas CARDINAULT

PhD en nutrition humaine

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