• Quel coût pour sortir du nucléaire ?

Les journaux aiment à titrer sur le “coût” de la sortie du nucléaire. Il n’existe pas de “coût” mais des

“investissements”, qui se rentabilisent progressivement, plus ou moins vite. Et même si nous restions dans le nucléaire, des investissements devraient être réalisés.


Différentes études existantes montrent que quel que soit Le choix énergétique pris : faire la transition (efficacité + renouvelables) ou continuer le système actuel (nucléaire + fossiles), il faudra le même ordre de grandeur d’investissements, autour de 400 à 500 milliards d’euros d’ici 2030 en france.


À l’échelle de l’Union européenne, cinq scénario ont été réalisés pour comparer les différentes possibilités pour lutter contre le changement climatique, avec une variation dans l’usage des différentes technologies.


Dans tous les cas, l’efficacité et les énergies renouvelables jouent le rôle principal ; dans certains scénarii le nucléaire disparaît presque complètement. Et dans tous les scénarii, les besoins d’investissement et le coût de fonctionnement sont comparables : entre 14,06 % et 14,56 % du PIB devront être consacrés dans le système énergétique entre 2005 et 2050 (même montant ou inférieur à la tendance actuelle).


On peut choisir de mettre cet argent pour prolonger des centrales vieillissantes, qui pourraient être fermées par sécurité à tout instant (ou pire...). On peut aussi choisir de mettre cet argent dans des technologies respectueuses de l’environnement et qui garantissent notre indépendance énergétique et la création d’emplois.

Certes nous avons le choix. Mais pour nous il n’y a pas photo, pour l’écologie, le social, l’économie et l’emploi nous choisissons la transition énergétique


La transition énergétique

La transition énergétique

Un cercle vertueux pour l’emploi. De l’ordre de 491 000 emplois nets créés par la transition énergétique d’ici à 2020.


Pourquoi la transition énergétique va-t-elle créer des emplois ?


Les secteurs de la transition énergétique ont une “intensité en emplois” plus importante que les secteurs traditionnels : pour le même niveau de PIB, isoler un logement crée 4 fois plus d’emplois que l’importation de gaz.

La transition énergétique améliore notre balance commerciale en réduisant les importations d’énergies fossiles et fissiles : cette réduction de la facture globale permet de soutenir l’économie nationale et européenne, ce qui crée des emplois supplémentaires.


141 000 emplois directs et indirects dans les renouvelables et 440 000 dans les économies d’énergie


Le solaire photovoltaïque permettra de créer 80 000 emplois directs et indirects, le secteur éolien 40 000 emplois, la filière bois 15 000 emplois et le biogaz 6 000. Les économies d’énergie seront le premier gisement d’emplois nouveaux.

L’isolation d’un million de logements par an aux normes basse consommation permettra de créer 260 000 emplois directs et indirects dans l’isolation (toitures, murs...), 130 000 dans les ouvertures (fenêtres...) et 45 000 pour les systèmes de chauffage efficaces.


30 000 emplois dans les transports collectifs

Le doublement du nombre de kilomètres parcourus en transports collectifs d’ici à 2020 permettra de créer, a minima 30 000 emplois directs et indirects dans le secteur, en maintenance,

75 000 emplois dans l’agriculture biologique

La conversion de 20 % de la surface agricole en surface biologique, permettra de créer 75 000 emplois.


Un cercle vertueux pour l’emploi


L’agriculture biologique nécessite moins d’intrans (pesticides, engrais) mais plus de main-d’œuvre que l’agriculture conventionnelle.


Organiser les reconversions inéluctables


Les énergies fossiles, le nucléaire et l’automobile verront un certain nombre de postes reconvertis (environ 65 000 postes dans les fossiles, 60 000 postes dans l’automobile). Pour le nucléaire, ce sont 70 000 postes liés à la production qui devront être redéployés : si 30 à 50 % des emplois seront maintenus sur site après la fermeture pour le démantèlement, les autres devront être orientés soit vers les marchés étrangers du démantèlement, soit vers l’économie locale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Le nombre total d’emplois à reconvertir (195 000) est bien inférieur à celui des créations (686 000). Une grande partie des compétences des secteurs concernés correspond aux besoins dans les industries d’avenir et des exemples existent déjà, comme l’usine Bosch de Vénissieux, qui est passée d’une production de pièces pour moteurs à la production de panneaux solaires avec succès. Pour le secteur particulier du nucléaire, la structure démographique (un tiers des effectifs d’AREVA part à la retraite dans les dix ans) facilite la réorientation de l’activité des entreprises grâce au recrutement de nouveaux profils.


Extrait du document “La transition énergétique” plus d’infos : energie@eelv.fr

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