• Remettre la machine en marche L’aubier de Tilleul sauvage du Roussillon


Parcequ’il est devenu difficile, voir impossible, de vivre l’idéal qui nous conserverait

l’équilibre dont nous avons besoin, il est nécessaire, de temps à autre, d’aider notre organisme à retrouver toutes ses capacités.


Je me souviens d’une phrase de mon père dans ses conférences ou autres cours : « Faire de l’exercice physique régulier nous permet de pallier aux petits écarts que nous faisons par ailleurs. ». Ce qu’il entendait par là c’est que la dynamisation de nos métabolismes par l’exercice est un des moyens par lesquels nous pouvons éliminer les
conséquences de nos vies nécessairement approximatives dans l’idéal vers lequel nous tendons.


L’Aubier de Tilleul sauvage du Roussillon est un autre de ces moyens, ni exclusif, ni panacée, qui nous donne la possibilité de réparer les conséquences des écarts d’hygiène de vie et/ou d’alimentation et de rendre aux métabolismes concernés toute leur efficacité.


A quatre ans près, cela fait maintenant un siècle que l’on connaît les vertus principales de cette plante (partie de plante). C’est en effet en 1916 que François Domenach, instituteur à la retraite, après 20 ans d’essais et de tâtonnements, conclut à l’efficacité de la décoction de l’aubier du Tilleul sauvage du Roussillon pour soulager, voire faire disparaître, les douleurs liées à la « gravelle », nom ancien donné aux calculs rénaux.


Très vite, et sans en connaître les mécanismes au début, la réputation de ce remède se répand et on commence à le proposer pour soulager d’autres troubles, rhumatismes, goutte, migraines... C’est aussi l’époque (années 30) où de nombreux thérapeutes et médecins entre- prennent des recherches leur permettant de mieux comprendre ce qui se passe pendant cette cure dont ils ne doutent plus de l’intérêt.


Prévention et soins

L’aubier de tilleul sauvage du

Roussillon participe efficacement au drainage des déchets métaboliques et intervient spécifiquement sur le foie et la vésicule biliaire dont il améliore les activités de filtration et d’élimination.


Il est considéré par tous les spécialistes (cf Dr Cahen, « Étude pharmacologique de l’aubier de “Tilia sylvestris” ») comme un dissolvant spécifique de l’acide urique et un diurétique remarquable. Depuis fort longtemps, les phytothérapeutes le conseillent dans tous les cas de rhumatismes aigus, et notamment en cas de crise de goutte. Il intervient dans les douleurs spasmodiques permettant la dissipation des migraines. Il est considéré, par ailleurs, comme un bon adjuvant en cas d’hypertension.


On sait aujourd’hui que la molécule active agissant sur les douleurs spasmodiques de la gravelle (et autres troubles douloureux) est le phloroglucinol que l’on retrouve sous ses formes de synthèse dans certains médicaments antispasmodiques.


L’Aubier de Tilleul a une action plus vaste et régulatrice différente de celle des molécules de synthèse. Le phloroglucinol est bien moins dosé dans les diverses formes d’extrait d’Aubier par rapport à sa posologie dans les médicaments, mais, avec l’aubier, s’il agit sur la douleur, il intervient aussi sur son origine par le drainage des substances en cause. Et, bien sûr, il n’a pas les effets secondaires des médicaments...


Les « formes » de l’Aubier de Tilleul


Traditionnellement, on l’emploie en « bâton- nets » d’une vingtaine de cm de long que l’on découpe (taille) et fait bouillir à raison de 40 à 50 g dans un litre d’eau jusqu’à réduction aux trois quarts. Cette décoction peut être utilisée de plusieurs manières. En cure d’urgence sur une dizaine de jours dans tous les phénomènes inflammatoires, bien sûr en consultant son thérapeute habituel pour conseils et complément de cure. Mais il est bien plus intéressant d’en faire des cures périodiques préventives destinées, avant tout, à remettre de l’ordre dans nos métabolismes.


C’est la pratique des deux cures annuelles, automne et printemps, qui permettent l’élimination des déchets de l’organisme, déchets que nous « fabriquons » en plus grande quantité alors que notre hygiène de vie et d’alimentation peuvent varier et que nos stress divers mettent à la peine les mécanismes de drainage naturel.

Ces cures sont suggérées par les phytothérapeutes sur une durée de 3 semaines à raison des 3/4 de litre de la décoction bus chaque jour.


Deux autres formes sont proposées aujourd’hui qui écartent le côté astreignant de la préparation : l’aubier de tilleul sauvage du Roussillon en ampoules ou l’extrait végétal.


Dans les deux cas, on obtient une meilleure régularité de la composition du produit. L’ampoule propose un meilleur dosage du phloroglucinol (phénomènes inflammatoires).


L’extrait végétal est une forme plus récente qui s’origine des travaux du Dr Pol Henry sur la gemmothérapie. Cette méthode d’ex- traction lui confère un taux de polyphénols (tanins) exceptionnel (7 fois plus !). Cela améliore son activité anti-inflammatoire, son action antioxydante et semble, à l’expérience, augmenter très net- tement sa capacité de drainage des acides métaboliques de l’organisme.


Deux ampoules/jour correspondent à peu près aux 3/4 de litre de la décoction. Pour le macérât, il est trop tôt pour être très affirmatif. Selon les cas et les individus, de 5 à 30 gouttes/ jour donnent des résultats remarquables. L’augmentation de la diurèse est le premier signal de l’amélioration du drainage métabolique. On peut y ajouter une modification significative du pH urinaire qui varie en fonction des prises puis se stabilise à un taux plus compatible avec l’équilibre organique, montrant ainsi que l’acidité excessive a bien été « drainée ».


Autre préparation possible, une boisson associant plusieurs des formes de l’Aubier de Tilleul, l’extrait classique, le macérât, l’infusion de fleur, le miel... Une cure douce et complète pour drainer et remettre les pendules à l’heure.


En conclusion toute provisoire, l’Aubier de Tilleul sauvage du Roussillon, sous l’une ou l’autre de ses formes devrait faire partie de la panoplie d’entretien de notre organisme permettant un meilleur drainage des déchets métaboliques et assurant, à la fois, une meilleure énergie et ralentissant le vieillissement, si tant est que la fatigue et le vieillissement ont ceci en commun qu’ils s’aggravent à la faveur d’un encombrement de nos métabolismes par leurs déchets...


André ROUX

Naturopathe


Il faut noter, dans cette étude sur les effets de l’Aubier de Tilleul, que s’il existe plusieurs origines pour l’aubier de tilleul, seul l’Aubier de Tilleul sauvage du Roussillon (Tillia cordata sylvestris) semble posséder les vertus décrites par les différents auteurs. Cet « aubier » représente la deuxième écorce d’un arbre qui pousse naturellement dans la vallée du Vallespir (non loin du célèbre Canigou - 2875 m) à une altitude comprise entre 900 et 1100 m. Cette écorce se récolte par l’abattage des arbres à un âge de 20 à 25 ans et à l’époque de l’année où la sève est la plus concentrée. Seul l’aubier du tronc et des grosses branches qui y sont attachées est utilisé.

Un séchage naturel (sur place et à l’air...) va permettre la dessiccation complète de ce tissu végétal spécifique et le mettre à disposition pour les diverses préparations qui en sont issues).

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